Obesité

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’obésité se caractérise par « une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé ».

À la base, l’obésité résulte d’une consommation trop grande de calories relativement à la dépense d’énergie, durant plusieurs années.

On doit distinguer l’obésité de l’embonpoint, qui est aussi une surcharge pondérale, mais moins importante. Pour sa part, l’obésité morbide est une forme d’obésité très avancée. Elle serait si dommageable pour la santé qu’elle ferait perdre de 8 à 10 années de vie

Diagnostiquer l’obésité

On ne peut se fier uniquement au poids d’une personne pour déterminer si elle est obèse ou si elle fait de l’embonpoint. Différentes mesures sont utilisées pour fournir des renseignements complémentaires et pour prédire l’impact de l’obésité sur la santé.

  • L’indice de masse corporelle (IMC). D’après l’OMS, il s’agit de l’outil le plus utile, bien qu’approximatif, pour mesurer l’embonpoint et l’obésité dans une population adulte. Cet indice se calcule en divisant le poids (kg) par la taille au carré (m2). On parle de surcharge pondérale ou d’embonpoint lorsqu’il se situe entre 25 et 29,9; d’obésité lorsqu’il égale ou dépasse 30; et d’obésité morbide s’il égale ou dépasse 40. Le poids santé correspond à un IMC entre 18,5 et 25. Cliquez ici pour calculer votre indice de masse corporelle (IMC).
    Remarques
    – Le principal désavantage de cet outil de mesure est qu’il ne donne aucune information sur la répartition des réserves de graisse. Or, lorsque le gras se concentre essentiellement dans la région du ventre, le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires est plus élevé que s’il se concentre dans les hanches et les cuisses, par exemple.
    – De plus, l’IMC ne permet pas de faire la distinction entre la masse des os, des muscles (la masse musculaire) et de la graisse (la masse adipeuse). Par conséquent, l’IMC est peu précis pour les gens ayant une grosse ossature ou étant très musclés, comme les athlètes et les culturistes ;
  • Le tour de taille. Souvent utilisé en complément à l’IMC, il permet de déceler un excès de graisse à l’abdomen. Il est question d’obésité abdominale lorsque le tour de taille est supérieur à 88 cm (34,5 po) pour les femmes et à 102 cm (40 po) pour les hommes. Dans ce cas, les risques pour la santé (diabète, hypertension, dyslipidémie, maladies cardiovasculaires, etc.) sont considérablement accrus.Cliquez ici pour savoir comment mesurer votre tour de taille.
  • Le rapport tour de taille/tour de hanches. Cette mesure donne une idée encore plus précise de la répartition du gras dans le corps. Le rapport est considéré élevé lorsque le résultat est plus grand que 1 chez les hommes, et plus grand que 0,85 chez les femmes.

Des chercheurs travaillent à mettre au point de nouveaux outils de mesure de l’excès de graisse. L’un d’eux, appelé indice de masse adipeuse ou IMA, est basé sur la mesure de la circonférence des hanches et la grandeur. Toutefois, il n’a pas encore fait ses preuves et n’est donc pas utilisé en médecine pour le moment.

Pour évaluer l’existence de facteurs de risque de maladies, un bilan sanguin (en particulier du profil lipidique) donne des renseignements précieux au médecin.

L’obésité en chiffres

La proportion de personnes obèses s’est accru au cours des 30 dernières années. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la prévalence de l’obésité a pris des proportions épidémiques à l’échelle mondiale. L’augmentation du poids moyen s’observe dans toutes les tranches d’âge, dans tous les groupes socio-économiques

Voici quelques données.

  • Dans le monde, 1,5 milliard d’adultes de 20 ans et plus ont un excès de poids, et au moins 500 millions d’entre eux sont obèses2,3. Les pays en développement ne sont pas épargnés ;
  • Au Canada, selon les données les plus récentes, 36 % des adultes font de l’embonpoint (IMC>25) et 25 % sont obèses (IMC>30) ;
  • Aux États-Unis, environ le tiers des personnes âgées de 20 ans et plus est obèse et un autre tiers fait de l’embonpoint
  • En France, près de 15 % de la population adulte est obèse, et environ le tiers est en surpoids.

Des causes multiples

Lorsque l’on tente de comprendre pourquoi l’obésité est si répandue, on constate que les causes sont multiples et ne reposent pas uniquement sur l’individu. Le gouvernement, les municipalités, les écoles, le secteur agroalimentaire, etc. portent aussi une part de responsabilité dans la création des environnements obésogènes.

On utilise l’expression environnement obésogène pour décrire un milieu de vie qui contribue à l’obésité :

  • accessibilité aux aliments riches en gras, en sel et en sucre, très caloriques et peu nutritifs (la malbouffe) ;
  • mode de vie sédentaire et stressant ;
  • milieu de vie peu propice à du transport actif (marche, vélo).

Cet environnement obésogène est devenu la norme dans plusieurs pays industrialisés et se retrouve dans les pays en développement au fur et à mesure que la population adopte un mode de vie à l’occidental.

Les personnes dont le bagage génétique rend la prise de poids plus facile sont plus susceptibles d’être victimes de l’environnement obésogène. Toutefois, la susceptibilité liée aux gènes ne peut mener à l’obésité à elle seule. Par exemple, 80 % des indiens Pima de l’Arizona souffrent aujourd’hui d’obésité. Or, lorsqu’ils suivaient un mode de vie traditionnel, l’obésité était beaucoup plus rare.

Conséquences

L’obésité peut accroître le risque de plusieurs maladies chroniques. Les problèmes de santé commenceraient à se manifester après environ 10 ans d’excès de poids

Risque grandement accru :

  • de diabète de type 2 (90 % des personnes atteintes de ce type de diabète ont un problème d’embonpoint ou d’obésité) ;
  • d’hypertension ;
  • de calculs biliaires et autres problèmes à la vésicule ;
  • de dyslipidémie (anomalie des taux de lipides dans le sang) ;
  • d’essoufflement et de sueurs ;
  • d’apnée du sommeil.

Risque modérément accru :

  • de problèmes cardiovasculaires : troubles coronariens, accidents vasculaires cérébraux (AVC), insuffisance cardiaque, arythmie cardiaque ;
  • d’arthrose du genou ;
  • de goutte.

Risque légèrement accru :

  • de certains cancers : les cancers hormonodépendants (chez les femmes, le cancer de l’endomètre, du sein, de l’ovaire, du col de l’utérus; chez les hommes, le cancer de la prostate) et les cancers liés au système digestif (cancer du côlon, de la vésicule biliaire, du pancréas, du foie, du rein) ;
  • de baisse de fertilité, chez les 2 sexes ;
  • de démence, lombalgie, phlébite et reflux gastro-oesophagien.

La manière dont la graisse est répartie sur le corps, plutôt à l’abdomen ou aux hanches, joue un rôle déterminant sur l’apparition de maladies. L’accumulation de la graisse à l’abdomen, typique de l’obésité androïde, est beaucoup plus risquée que la répartition plus uniforme (obésité gynoïde). Les hommes ont en moyenne 2 fois plus de graisses abdominales que les femmes non ménopausées

Fait préoccupant, certaines de ces maladies chroniques, comme le diabète de type 2, surviennent maintenant à l’adolescence, étant donné le nombre croissant de jeunes qui sont en surpoids et qui souffrent d’obésité.

Les personnes obèses ont une moins bonne qualité de vie en vieillissant et une espérance de vie plus courte que les personnes qui ont un poids santé. D’ailleurs, les professionnels de la santé prédisent que les jeunes d’aujourd’hui seront la première génération d’enfants dont l’espérance de vie ne dépassera pas celle de leurs parents, principalement à cause de la fréquence croissante de l’obésité infantile.

Enfin, l’obésité peut devenir un fardeau psychologique. Certaines personnes se sentiront exclues de la société en raison des critères de beauté proposés par l’industrie de la mode et par les médias. Devant la difficulté à perdre leur excès de poids, d’autres vivront une grande détresse ou de l’anxiété, qui pourra aller jusqu’à la dépression.

Discrimination personne a mobilité réduite

Souffrant de myopathie et lourdement handicapé, Mohamed a été délogé de son vol Marrakech-Metz. Le commandant de bord a estimé que son appareil respiratoire pouvait constituer un « objet dangereux ».

Mohamed Kanbour a été débarqué d’un vol Marrakech-Metz de la compagnie belge Jetairfly, vendredi dernier. Son tort? L’homme de 20 ans, handicapé, était équipé d’un appareil respiratoire. Le commandant de bord a considéré que ce dernier pouvait être un « objet dangereux ».

Il avait pourtant déjà pris place dans l’avion de Jetairfly qui devait le ramener chez lui en Moselle quand le pilote a exigé qu’il redescende, faute de pouvoir présenter un certificat médical, a expliqué sa belle-soeur, Fatima Kanbour. Outre son fauteuil roulant, le jeune handicapé était en effet équipé d’un appareil anti-apnée du sommeil. Un équipement que la compagnie semble avoir confondu avec un appareil muni d’une bouteille d’oxygène, suppose la belle-soeur du jeune homme.

Selon ses proches, Mohamed se rend « trois à quatre fois par an » au Maroc avec la même compagnie, et jamais, auparavant, il n’avait été débarqué. « Mohamed vit très mal son handicap. Il a toute sa tête. Il a peur du regard des autres. (…) Se faire débarquer sans ménagement d’un avion devant tout l’équipage, je ne suis pas certaine qu’il s’en remette un jour », s’est-elle emportée.

La famille souhaite porter plainte

La compagnie a indiqué à la famille, via un message sur Facebook, que « le refus d’embarquement (était) lié à la législation internationale en matière de transport d’objets dangereux que le commandant a appliquée pour des raisons de sécurité ». De son côté, l’agence de voyages ayant vendu les billets d’avion assure que « tout avait été signalé, comme à l’accoutumée, à la compagnie aérienne Jetairfly qui avait donné son accord ».

Le jeune homme et ses parents, qui affirment ne pas avoir été informés des raisons pour lesquelles on leur a demandé de descendre de l’avion, ont annoncé leur intention de porter plainte, en France et au Maroc. Le jeune homme et ses parents, hébergés dans un hôtel au Maroc, ne savent pas quand ni comment ils vont pouvoir rentrer en France, selon leur famille

 

.le-handicap

Windows 10 et Cortana à l’assaut des voitures !

19 septembre 2015

Windows 10 et Cortana ne comptent pas seulement envahir nos PC, smartphones, tablettes, Xbox et casque HoloLens, ils comptent aussi conquérir les voitures.

Microsoft a clairement mentionné que son intention est de porter Windows 10 sur autant de plateformes que possible, c’est-à-dire sur les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, les consoles Xbox et le casque de réalité augmentée HoloLens. Mais les ambitions de la firme de Redmond ne s’arrêteraient pas là.

À croire le magazine Taipei Times, Microsoft souhaite aussi que Windows 10 et son assistant virtuel Cortana conquièrent l’habitacle des voitures.

C’est à l’occasion du salon TechDays de Taiwan que Samuel Shen, responsable des opérations de R&D chez Microsoft en Asie-Pacifique, a déclaré qu’un prototype de voiture équipée de Windows 10 a été développé.

Hormis cette déclaration, les rumeurs prétendent que Microsoft serait actuellement en discussion avec des partenaires taïwanais pour développer des véhicules connectés capables de comprendre les commandes vocales. Il se dit aussi que l’assistant virtuel pourrait projeter des images directement sur le pare-brise.

À part les interactions vocales, aucune information n’a pour le moment été communiquée au sujet des interactions qui seront possibles avec ce Windows 10 embarqué.

Il est d’ailleurs bon de rappeler qu’en avril 2014, lors de la conférence Build, Steve Teixeira avait présenté les diverses possibilités d’une nouvelle interface pensée pour les ordinateurs embarqués. Est-ce que cette arrivée dans le monde de l’automobile serait une consécration de ces possibilités ?

Sep

Les patients atteints de SEP peuvent-ils faire don de leurs organes et de leur sang ? Les patients atteints de SEP peuvent-ils faire don de leurs organes et de leur sang ?

La sclérose en plaques n’est pas une contre-indication à un prélèvement d’organes

Les personnes atteints de sclérose en plaques (SEP) sont, comme le reste de la population, susceptibles d’être des donneurs potentiels d’organes, si elles remplissent les conditions de la loi de bioéthique du 6 août 2004 sur le principe du consentement présumé : après sa mort, toute personne est considérée consentante au don d’éléments de son corps si elle n’a pas manifesté son opposition de son vivant.

A ce jour, plusieurs greffes, essentiellement de reins et de foie, ont été réalisées à partir d’organes prélevés sur des personnes atteintes de SEP, en état de mort encéphalique, a précisé le Dr Atinault de l’Agence de Biomédecine.

La SEP n’est pas considérée comme une maladie transmissible. Les personnes atteintes de SEP sont retenues comme donneurs potentiels, elles sont invitées à faire connaître leur volonté de leur vivant auprès de leurs proches.

La sclérose en plaques est une contre-indication définitive au don du sang homologue

Le Dr Xavier Coursières, de l’Etablissement Français du Sang, a affirmé qu’au nom du principe de précaution pour les receveurs régissant actuellement la règlementation des dons de sang, toutes les personnes diagnostiquées porteuses de maladies auto-immunes, dont fait partie la SEP, sont récusées du don.

En effet, le risque de transmission d’une affection auto-immune via les cellules et celui de transmission d’auto-anticorps via le plasma sont encore mal évalués en l’état actuel de la science.

Le risque de survenue d’une crise épileptique chez des personnes épileptiques lors d’un don de sang est tout à fait documenté.

Le risque pour les personnes atteintes de SEP d’avoir une poussée lors d’un éventuel don de sang, même s’il n’est pas connu à ce jour, peut être à lui seul un motif d’éviction au don du sang sur la base du principe de sécurité pour le donneur.

Pourquoi ces pratiques de santé semblent-elles contradictoires ?

La réalité des pratiques de santé concernant la greffe repose sur le manque conséquent de greffons : près de 7000 patients en attente de greffe, seulement 4200 greffes annuelles sont réalisées. L’agence de la biomédecine a tranché et ne retient que le bénéfice vital à obtenir une greffe, comparé au risque non prouvé de contracter la SEP au décours de la greffe. A ce jour, seuls des foies ou des reins de sujets atteints de SEP ont été greffés.

L’Etablissement Français du Sang, opérateur unique de la transfusion sanguine en France, définit les bonnes pratiques transfusionnelles. Plus de 2,5 millions de dons de sang sont réalisés en moyenne chaque année. En terme de santé publique, le risque potentiel de développer une maladie auto-immune lors d’une transfusion de produits provenant d’un patient reconnu porteur d’une maladie auto-immune est trop important au vu du grand nombre de receveurs de produits sanguins labiles en France. Rappelons également que la notion de sécurité transfusionnelle a été renforcée au décours de l’affaire du sang contaminé des années 1990, et a probablement renforcé ainsi le principe de précaution en matière transfusionnelle.

Cette «culture du principe de précaution » en France semble bien plus peser sur les pratiques du don du sang que sur celles des prélèvements d’organes.

Cette discordance serait-elle seulement liée au degré d’urgence vitale, à la disponibilité inégale des greffons versus les produits sanguins, ou bien au fonctionnement indépendant des deux organismes décisionnaires : l’Etablissement Français du Sang et l’Agence de Biomédecine ?

Et ailleurs qu’en France ?

Outre-Atlantique, le Canada est déjà depuis longtemps sensibilisé aux problématiques des patients atteints de SEP via la Multiple Sclerosis Society of Canada ou Société Canadienne de la Sclérose en Plaques. Le Dr. Joël Oger, directeur de la clinique de recherche sur la SEP à la faculté de médecine UBC à Vancouver a confirmé que partout au Canada les malades atteints de SEP ne sont pas acceptés comme donneurs de sang. Cependant la clinique d’Ottawa devrait soumettre prochainement au gouvernement fédéral canadien une révision des critères médicaux des donneurs de sang. « Les directives tendraient alors peut-être à se modifier prochainement, du fait de l’étiopathogénie de la SEP maintenant mieux connue, privilégiant une cause multi-factorielle avec la possibilité d’une réponse auto-immune jouant un rôle important plutôt qu’une cause infectieuse potentiellement transmissible ».

Quant aux dons d’organes, en l’absence d’agence centralisée au Canada, il semblerait que ce soit au coup par coup que les décisions de prélèvements d’organes sur les sujets atteints de SEP soient prises, la plupart d’entre eux décèderaient à un stade trop avancé de la maladie, ils ne seraient alors plus prélevables…

Trisomie 21

Trisomie 21 : définition

 

La trisomie 21 ou syndrome de Down est une anomalie génétique liée au nombre des chromosomes.

En cas de trisomie 21, il existe trois chromosomes 21 au lieu de deux.
L’âge de la mère est le principal facteur de risque.
La trisomie 21 est parfois désignée sous le nom de « mongolisme » ; elle a été décrite chez l’homme par le Pr Lejeune en 1959.

 

Risques et enjeux de la trisomie 21

La trisomie 21 est l’anomalie chromosomique la plus fréquente (1 sujet sur 750 dans la population générale).

Les malformations digestives, cardiaques et la sensibilité aux infections et aux leucémies grèvent lourdement le pronostic.

 

Néanmoins, l’amélioration de la prise en charge permet maintenant aux enfants trisomiques d’atteindre l’âge adulte.

 

Causes de la trisomie 21

La trisomie 21 est liée à une anomalie génétique qui intervient au moment de la formation des ovules ou des spermatozoïdes, avant la fécondation. La fréquence de cet accident génétique augmente avec l’âge maternel. Toutes les cellules de l’organisme ont 47 chromosomes au lieu des 46 normalement prévus.
Dans de plus rares cas, la trisomie est liée à une anomalie chromosomique dont un des parents est porteur : un caryotype (ou carte génétique) est alors proposé aux parents pour vérifier la présence ou l’absence de cette anomalie appelée translocation.

 

Symptômes et signes de la trisomie 21

 

La trisomie 21 est responsable de malformations détectables avant même la naissance, à l’examen échographique. L’augmentation de la clarté nucale mesurée vers 11 ou 12 semaines de grossesse, des anomalies du cou, mais aussi des malformations cardiaques sont des symptômes qui permettent de suspecter le diagnostic très tôt et de proposer éventuellement une interruption thérapeutique de grossesse.
À la naissance, le manque de tonus et la forme du crâne, de la nuque (courte, plate et large) et du visage (fentes palpébrales obliques en haut et en dehors) sont des signes qui attirent l’attention.
D’autres anomalies morphologiques peuvent être présentes (racine du nez plate, oreilles petites et rondes, abdomen large avec hernie ombilicale fréquente, mains larges avec des doigts courts…).
Ce sont les malformations viscérales qui posent le plus de problèmes immédiats avec des malformations cardiaques fréquentes et digestives.

Le retard mental est d’intensité variable, avec un QI en moyenne de 50 et des déficits dans le langage et le comportement.

 

attentat

Submergés par le nombre de djihadistes rentrant de Syrie ou inspirés par Al-Qaïda ou l’Etat islamique, les services de police et de renseignement français s’attendaient à ce qu’un jour une attaque terroriste d’une ampleur inégalée, comme celle de vendredi soir, ensanglante Paris.

Les nouveaux moyens, en hommes et en matériel, octroyés à la lutte antiterroriste au lendemain des attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo et le supermarché Cacher qui ont fait 17 morts en janvier, la mobilisation de l’armée, l’adoption d’une loi sur le renseignement n’ont pas suffi.

Revendiquée samedi par l’organisation Etat islamique (EI), l’opération, avec au moins huit tireurs et kamikazes coordonnés, était d’envergure mais a pu être montée sans attirer l’attention.

«Il n’y a rien à faire», confie samedi à l’AFP Alain Chouet, ancien responsable des renseignements extérieurs. «Vous ne pourrez jamais empêcher huit gars déterminés, formés à l’étranger et renvoyés ici ou déjà sur place et motivés depuis la Syrie, de passer à l’action.»

«Les tireurs de vendredi soir sont sûrement des gens qui se connaissaient déjà, qui ont été formés à ne pas attirer l’attention, à rester sous le radar, à avancer isolément et frapper ensemble», ajoute-t-il. «Et vous pourrez ouvrir un Guantanamo français sur le Larzac (zone rurale du sud, ndlr) et y enfermer des milliers de gars rentrant de Syrie si vous voulez, vous n’empêcherez jamais huit mecs de prendre des armes.»

Les kamikazes étaient tous équipés de ceintures ou gilets explosifs, qu’ils ont actionnés pour commettre leur attentat ou au moment d’être tués par la police: une première en France, et le signe qu’un réseau djihadiste, présent dans l’Hexagone dispose d’un artificier capable de les fabriquer, ce qui n’est pas à la portée du premier bricoleur venu branché sur internet.

«Ca, c’est nouveau», poursuit Alain Chouet, «et ça constituera certainement l’un des axes de l’enquête. Le spécialiste en explosif est trop précieux, il ne participe jamais aux attaques. Donc il est là, quelque part…»

L’implication de Paris dans la guerre contre l’EI en Irak et en Syrie mobilise, et va continuer à mobiliser, des milliers de volontaires internationaux qui rejoignent les rangs du groupe djihadiste, et un nombre encore plus important d’internautes acquis à sa cause qui dès vendredi soir se félicitaient des attentats, glorifiaient leurs auteurs et menaçaient d’autres attaques.

«Il y aura d’autres attaques»

«Il faut évidemment mobiliser tous nos moyens, mais il faut le savoir: il y en aura d’autres», affirme à l’AFP une source policière, qui demande à rester anonyme. «C’est tellement facile pour un jeune de trouver une arme, prendre une voiture et passer à l’action. Regardez Israël: c’est un tout petit pays, avec des moyens sécuritaires énormes, un service militaire de trois ans, et ils sont frappés sans cesse…»

De plus, l’attaque contre Charlie Hebdo, menée par deux frères connus depuis des années des services spécialisés, prouve qu’en plus des jeunes recrues rentrant de Syrie, il faut aussi garder sous surveillance les anciens des filières djihadistes , augmentant ainsi le nombre des suspects, jusqu’à aboutir à un nombre ingérable.

«En l’état, tout est possible», confiait samedi matin à l’AFP une source proche de l’enquête. «Il peut s’agir de gars venus de l’extérieur mais assez malins et entraînés pour être passés sous nos radars. Mais ça peut être aussi des agents dormants, en apparence inoffensifs depuis des années: c’est l’éternel problème des priorités. On fait des listes par ordre décroissant de dangerosité présumée. Mais comment être sûrs de ne pas se tromper?»

Même si les moyens des enquêteurs et des services antiterroristes ont été renforcés cette année, les recrutements, les formations d’agents, la mise en place de nombreuses dispositions de la loi sur le renseignement sont en cours et ne sont pas encore opérationnels.

Au fil des ans, et grâce à des milliers de pages d’instructions et des tutoriels trouvés sur internet, les djihadistes ont également appris à utiliser les moyens techniques permettant de rester anonymes. Comme la messagerie en ligne Whatsapp, par exemple, ou les smarphones de dernière génération, dont les systèmes de cryptage sont pour l’instant impossibles à casser par les enquêteurs.

syndrôme de west

Origines de la maladie (étiologie) :

Les causes du Syndrôme de West peuvent être réparties en deux catégories :

 Spasmes en flexions symptomatiques (entre 86 et 91% des cas observés)

Dans ces cas, le Syndrôme de West est la conséquence d’une autre pathologie identifiable, ayant le plus souvent entraîné des dommages cérébraux. Cette autre pathologie peut être survenue :
-   avant la naissance : malformations cérébrales (microcéphalie, hydranencéphalie, schizencéphalie), maladies génétiques (sclérose tubéreuse de Bourneville, trisomie 21), infections congénitales, traumatismes in utero,
-   pendant la naissance : traumatismes, infections (méningites, encéphalites), hémorragies intracrâniennes,
-   après la naissance : traumatismes, méningites, etc…

On recherche prioritairement une sclérose de Bourneville chez les enfants atteints de spasmes infantiles, car elle représente à elle seule 30% des pathologies prénatales provoquant un Syndrôme de West.

‚ Spasmes en flexions idiopathiques (entre 9 et 14% des cas)

Il s’agit des Syndrômes de West pour lesquels aucune cause n’a été trouvée. Il n’y a ni anomalie cérébrale, ni anomalie métabolique.

Description de la maladie :

Les spasmes en flexion débutent le plus fréquemment entre 3 et 12 mois. Ils débutent par une contraction soudaine, rapide et tonique de la musculature du tronc , des membres , qui dure de 0,5 à 2 secondes . Ces contractions peuvent se répéter durant 10 à 30 secondes, parfois plus. Fréquemment, ces spasmes surviennent à l’endormissement ou au réveil. Généralement, les spasmes en flexion sont associés à des spasmes en extension. On constate alors une flexion de la nuque , du tronc et des bras avec extension des jambes. Entre les crises,l’examen de l’enfant est sans particularité puis s’installe une régression psychomotrice et une perturbation du contact de l’enfant avec l’extérieur .

Evolution de la maladie :

Spontanément,la poussée évolutive s’arrête, ainsi que les spasmes,après plusieurs mois d’évolution. Elle laisse place à – des séquelles psychomotrices telles qu’un retard de langage et un retard à l’apprentissage des acquisitions ( marche,propreté…) des séquelles épileptiques telles que le syndrôme de Lennox Gastaut :crises généralisée qui alternent avec des absences brèves. Avec le traitement,dan la majorité des cas,les crises cèdent rapidement et la régression psychomotrice est moindre,mais au début de la maladie,PERSONNE ne peut se prononcer sur le devenir de l’enfant. Il faut donc garder espoir,et stimuler au maximum le bébé. La précocité du diagnostic et la bonne réponse au traitement sont des éléments de bon pronostic.

Examen complémentaires :

Tout d’abord ,la prise encharge du syndrôme de West est encore discutée entre les médecins ce qui explique que tous les enfants ne subissent pas les même examens. De plus,selon les premiers résultats,les médecins orientent le bilan . Cependant dans la grande majorité des cas les examens complémentaires réalisés sont : 1-L’électoencéphalogramme il s’agit d’un examen indolore,où l’on met des éléctrodes sue les cheveux de l’enfant et on enregistre l’activité éléctriques du cerveau. Cet examen permet d’affirmer le diagnostic du syndrôme de West 2-Le scanner et l’IRM cérébral : Il s’agit également d’examens indolores.Ils permettent de réaliser des coupes du cerveau de l’enfant,afin de rechercher des malformations. Pour obtenir des images de bonne qualité,il est nécessaire d’endormir l’enfant et de l’attacher sur une planche…cela est très impressionnant pour les parents ! 3-Un bilan biologique : il s’agit de prises de sang,à la recherche d’anomalies métaboliques,de carences vitaminiques ou autres.

4-La ponction lombaire : il s’agit d’un prélevement de liquide céphalo-rachidien ( liquide qui entoure la moelle épinière ) .Durant l’examen,l’enfant est soulagé par des produits anesthesiants. Cet examen n’est pas réalisé de façon systématique. 5-L’examen dermatologique : on examine la peau de l’enfant à la lumière de Wood (violette) à la recherche de tâches blanches évocatrices de sclérose tubéreuse de Bourneville.

Les traitements :

La liste qui suit n’est pas exhaustive et la multiplicité des médicaments témoignent également de la complexité de traiter cette maladie. 1- La cortisone 2- Le Sabril* 3- Le Mogadon* 4- La Dépakine* 5- Le topamax* 6- Le zonegran

Hépatites

Hépatites virales

Une hépatite est une inflammation du foie causée par des substances toxiques, ou par des virus (majorité des cas). A ce jour, 5 virus provoquant une infection ciblée et une inflammation du foie ont été identifiés. Ces virus, désignés par les lettres A, B, C, D, et E, diffèrent par leur mode de transmission (féco-orale pour les virus A et E ; parentérale pour les virus B et C) et leur agressivité. 

Cause

Dès que les virus atteignent le foie, ils pénètrent dans ses cellules, les hépatocytes, et s’y multiplient. Le système immunitaire qui assure les défenses de l’organisme détruit alors les cellules infectées, ce qui provoque l’inflammation du foie. Des symptômes caractéristiques de l’inflammation aiguë du foie sont éventuellement observés lors de la contamination par ces virus et peuvent durer plusieurs semaines : jaunissement de la peau et des yeux (jaunisse ou ictère), urines foncées, selles décolorées, fatigue extrême, nausées, vomissements et douleurs abdominales. Il est impossible de distinguer les différentes formes d’hépatites sur la base des symptômes de la phase aiguë de la maladie. 

Au contraire des virus de l’hépatite A et de l’hépatite E, les virus de l’hépatite B et de l’hépatite C peuvent conduire à un état de portage chronique, signifiant que le sujet ne se débarrasse pas du virus et peut développer de nombreuses années plus tard les complications graves d’une hépatite chronique : cirrhose et cancer du foie.

 

Alors que les virus des hépatites A et B ont été identifiés dans les années 1960-1970, les virus des hépatites C et E, antérieurement désignés sous le nom d’hépatites « non A- non B » ont été identifiés plus récemment, en 1989-1990.

 

Hépatite B

L’hépatite B est l’une des principales maladies humaines : on estime à 2 milliards le nombre de personnes ayant été infectées par le virus, dont plus de 370 millions sont des porteurs chroniques et peuvent transmettre le virus pendant des années. Les porteurs chroniques sont exposés à un risque élevé de décès par cirrhose du foie ou cancer du foie, maladies qui font environ un million de morts chaque année.

 

Symptômes

L’hépatite B aiguë est souvent asymptomatique, ou provoque des symptômes évoquant une grippe (perte d’appétit et troubles digestifs, nausées, vomissements, fatigue, fièvre). Une personne infectée sur trois présente les symptômes caractéristiques d’une inflammation aiguë du foie (jaunisse ou ictère, urines foncées, selles décolorées). La période d’incubation de l’hépatite B varie de 45 à 180 jours, avec une moyenne située entre 60 et 90 jours. 

Il est important de souligner que chez près 1 personne sur 10, et encore plus fréquemment chez le nourrisson et l’enfant en bas âge, l’hépatite B aiguë ne guérit pas et devient une infection chronique. La plupart de ces porteurs chroniques n’ont pas de symptômes apparents bien que leur foie présente des signes d’inflammation et qu’ils restent susceptibles de contaminer leur entourage.

 

Epidémiologie

Dans la plupart des pays en développement (en Afrique subsaharienne, dans une grande partie de l’Asie et dans le Pacifique), les porteurs chroniques représentent 8% à 15 % de la population. Dans ces régions, le cancer du foie causé par l’hépatite B figure parmi les trois premières causes de décès par cancer chez l’homme. L’Amazonie et le sud de l’Europe orientale et centrale sont également très touchés. Au Moyen-Orient et dans le sous-continent indien, les porteurs chroniques représentent 5% environ de la population. L’infection est moins courante en Europe occidentale et en Amérique du Nord, où les porteurs chroniques représentent moins de 1% de la population. En France, on estime qu’environ 300 000 personnes seraient des porteurs chroniques du virus de l’hépatite B (VHB), dont 9% seraient également co-infectées par le VIH.

 

Transmission

Le virus de l’hépatite B se transmet par tous les liquides et sécrétions biologiques, le plus souvent par contact sexuel et par le sang. L’hépatite B est considérée comme une maladie infectieuse extrêmement contagieuse : le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que celui du SIDA. Les principales voies de transmission sont les contacts sexuels, les injections (toxicomanie) et transfusions à risques, la transmission de la mère à l’enfant à l’accouchement et le contact étroit avec une personne infectée. Statistiquement dans le monde, les modes de transmission les plus fréquents sont de la mère à l’enfant, entre enfants d’une même famille et par réutilisation de seringues et d’aiguilles non stérilisées.

Dans de nombreux pays en développement, la quasi totalité des enfants sont infectés par le virus. Le virus ne peut être transmis ni par l’eau ou les aliments contaminés, ni par simple contact sur les lieux de travail.

 

Traitement

Il n’existe pas de médicament permettant de traiter une hépatite aiguë pour améliorer les chances de guérison. L’efficacité des produits dits hépatoprotecteurs (protégeant le foie) n’est pas démontrée. La personne infectée doit attendre que le système de défense de son organisme vienne naturellement à bout des virus. Aussi longtemps que la guérison n’est pas intervenue, les liquides et sécrétions naturelles du corps – sang, sperme, sécrétions vaginales, salive – restent contagieux. Une fois l’hépatite guérie, le foie retrouve un état normal et le patient est alors protégé toute sa vie contre cette maladie.

L’hépatite B chronique est traitée chez certains par l’Interféron-alpha et par des médicaments anti-viraux spécifiques comme la Lamivudine, l’Adefovir ou l’Entecavir, mais il s’agit de traitements dont le coût se chiffre en milliers d’Euros auxquels les malades des pays en développement ne peuvent accéder. De plus, des virus résistants se développent fréquemment lors de ces traitements. En cas de cirrhose, une greffe du foie peut être pratiquée.

 

Le vaccin

En raison de la faible efficacité des traitements, la vaccination contre l’hépatite B est la principale mesure fiable et importante pour se protéger de cette maladie. Depuis 1981, on dispose de vaccins anti-hépatite B très efficace, dont un mis au point à l’Institut Pasteur (GenHevac B). Trois injections de ce vaccin confèrent à 98% des personnes vaccinées une protection contre une infection par le virus de l’hépatite B. Chez 90% des personnes vaccinées, cette protection dure au moins 10 ans, probablement même toute la vie. Ce vaccin de surcroît prévient la survenue des graves complications que sont les hépatites aiguës fulminantes, les cirrhoses, et les cancers du foie.

 

A l’Institut Pasteur

Le Laboratoire de Pathogenèse des virus de l’hépatite B (Institut Pasteur/Inserm 845), dirigé par Marie-Louise Michel, étudie la réponse immunitaire aux différentes protéines du virus chez des sujets infectés. Les chercheurs ont conçu un candidat-vaccin thérapeutique pour les porteurs chroniques du virus, actuellement en cours d’essai clinique sous l’égide de l’ANRS (phase II, vaccin ADN combiné aux anti-viraux). Un autre axe de recherche de l’équipe porte sur les mécanismes d’inflammation et de régénération du foie dans des modèles animaux.

 

Muriel Vray, au sein de l’Unité d’épidémiologie des maladies émergentes, coordonne une étude sur la couverture vaccinale des enfants de moins de 5 ans au Sénégal et en République Centrafricaine.

 

Christine Neuveut, au sein de l’Unité Hépacivirus et immunité innée, établit l’identification des effecteurs cellulaires impliqués dans la réplication et la pathogenèse du VHB.

 

Hépatite C

Le virus de l’hépatite C (VHC) a été identifié en 1989 comme l’agent majeur des hépatites post-transfusionnelles antérieurement désignées sous le nom « d’hépatites non-A, non-B ».

 

Le VHC est classé dans un genre à part (hepacivirus) au sein de la grande famille des Flaviviridae, qui comprend également de nombreux autres virus importants sur le plan médical ou vétérinaire, comme par exemple le virus de la fièvre jaune, celui de la dengue, du Nil occidental (genre flavivirus), ou encore le virus de la diarrhée bovine (genre pestivirus). L’homme et le chimpanzé sont apparemment les seules espèces sensibles à l’infection par le virus de l’hépatite C.

 

Lors de la réplication du génome viral, des erreurs sont fréquentes et conduisent à la circulation d’un grand nombre d’espèces moléculaires virales dans la population humaine. On regroupe les variants viraux identifiés à ce jour en 7 génotypes qui présentent des susceptibilités variables aux traitements.

 

Symptômes

L’hépatite C aiguë survient après une période d’incubation moyenne de 6 à 10 semaines. Elle est majoritairement asymptomatique. Lorsqu’elle est symptomatique, les symptômes sont semblables à ceux observés au cours d’autres hépatites virales (fatigue, nausées, douleurs suivies par l’apparition d’urines foncées et d’un ictère). A ce stade, l’état général du foie, que l’on peut estimer en mesurant la concentration des transaminases dans le sang, est peu affecté. Dans de rares cas, l’infection par le VHC peut déclencher un dysfonctionnement grave du foie (hépatite fulminante).

 

La guérison est affirmée par l’absence de détection du virus dans le sang au-delà de 6 mois après l’infection aiguë et la présence d’anticorps anti-VHC. Il est admis que seuls 15 à 35% des hépatites C aiguës, symptomatiques ou non, vont évoluer vers une guérison, alors que 65 à 85% des patients infectés vont développer une infection chronique. Celle-ci peut conduire à une dégradation progressive du foie, conduisant à une cirrhose. En Europe et en Amérique du Nord, le risque d’une telle évolution est évalué à 20%, 10 à 20 ans après l’infection, et serait plus élevé au Japon.

 

Trois facteurs principaux participent au risque de cirrhose : la durée de l’infection virale chronique, l’âge au moment de la contamination, et l’association d’une consommation importante d’alcool. A partir du stade de cirrhose du foie, il existe un risque important de progression vers un carcinome hépatocellulaire, avec un taux de 1 à 4% par an. L’état de cirrhose liée à l’hépatite C représente une indication majeure de transplantation hépatique. Le développement de thérapies efficaces anti-VHC, actuellement en cours, permettra d’inhiber la réinfection du greffon sain par le VHC du patient, et donc d’augmenter la survie globale des transplantés pour cirrhose C (actuellement de l’ordre de 70% à 5 ans post-transplantation).

 

Epidémiologie

Les données épidémiologiques actuelles permettent d’évaluer à environ 130 à 170 millions le nombre de porteurs chroniques du virus de l’hépatite C dans le monde, avec une séroprévalence moyenne d’environ 2,2 %. Cette prévalence est variable selon les pays : très faible en Europe du Nord, plus élevée en Asie du Sud-est et en Afrique, atteignant plus de 20% en Egypte. L’Organisation Mondiale de la Santé évalue à près de 350 000 le nombre des décès annuels consécutifs aux infections par le virus de l’hépatite C.

 

En France, on estime à environ 400 000 le nombre de personnes séropositives pour le VHC dont 65% en infection chronique, et à 4 000 le nombre de nouveaux cas d’infection par an. On estime que 24% des patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) sont également infectés par le VHC. 

L’évolution silencieuse de la maladie et la fréquence élevée d’établissement d’infections chroniques expliquent l’existence d’un grand réservoir de sujets infectés.

 

Transmission

Le virus de l’hépatite C se transmet principalement par voie sanguine (transfusion, utilisation de drogues par voie intraveineuse, transplantation d’organes).

 

La transmission par voie transfusionnelle a été la plus répandue avant l’introduction du dépistage systématique des dons du sang en 1991 dans les pays développés, où elle est désormais maîtrisée. On estime que les injections à risque (notamment de drogues), pratiquées avec du matériel non stérile, ou la transfusion de produits sanguins contaminés sont chaque année à l’origine de 2 millions de nouvelles infections par le virus de l’hépatite C dans le monde. 

Le risque de transmission materno-fœtal du VHC est de l’ordre de 5% si le VHC est détectable dans le sang de la mère au moment de la naissance. Bien que la transmission par voie sexuelle soit controversée, elle n’a jamais été exclue. Les co-infections VHC / VIH sont un problème croissant dans les pays où l’épidémie d’infection par le VIH est concentrée et chez les consommateurs de drogues injectables. Il est à noter que dans environ 10% des cas d’hépatite C, aucun facteur de risque n’est retrouvé et on regroupe ces cas sous le terme d’« hépatites sporadiques ».

 

Le traitement

Le traitement actuel associe l’administration d’interféron-alpha pégylé et de ribavirine. Ce traitement, dont les effets secondaires peuvent être importants, n’est pas préconisé dans la phase aiguë de la maladie, qui aboutit généralement à une guérison spontanée, mais seulement dans 15 à 30 % des cas. Le traitement est administré dans le cas d’infections chroniques lorsque la fibrose hépatique devient importante. La durée du traitement (6 à 12 mois) dépend de plusieurs facteurs, dont la nature du génotype viral. Le succès du traitement est déclaré quand la virémie (dosage du virus dans le sang) reste indétectable et les transaminases durablement normalisées pendant au moins 6 mois après l’arrêt du traitement (réponse virologique soutenue). L’efficacité globale du traitement atteint 80% dans les cas d’infection par les génotypes 2 ou 3, mais est d’environ 45% dans les cas d’infection par les virus les plus résistants au traitement (génotype 1).

 

De nouvelles approches thérapeutiques ciblant spécifiquement le virus ont été développées au cours des dernières années, grâce à une meilleure connaissance de la structure et de la fonction des protéines virales. Ainsi, des essais cliniques récents associant l’interféron-alpha et la ribavirine à différentes petites molécules synthétisées chimiquement et destinées à bloquer spécifiquement une des enzymes du virus (notamment la protéase majeure) ont montré une augmentation très nette (20%) du taux de guérison chez des patients infectés avec le VHC de génotype 1, soit une réponse virologique soutenue d’environ 60-70%. Une tri-thérapie anti-VHC associant l’interféron-alpha, la ribavirine, et un inhibiteur chimique de la protéase majeure du VHC est maintenant disponible. Cependant le coût de cette trithérapie est  très élévé (environ 40,000 €) et les malades des pays en voie en développement ne peuvent facilement en bénéficier.Par ailleurs, Différentes autres molécules anti-VHC (ciblant la polymérase ou d’autres protéines non structurales du virus) sont continuellement passées au crible des essais cliniques afin d’augmenter l’arsenal thérapeutique contre cette infection. Par ailleurs, on cherche également à developper la production de certains produits naturels qui se sont montrés efficaces contre le VHC et la recherche de vaccins thérapeutiques et préventifs est toujours en cours.

 

Vaccin

Il n’existe aucun vaccin à l’heure actuelle contre l’hépatite C. Ainsi, le moyen le plus efficace de lutter contre l’hépatite C réside en la maîtrise du risque de transmission nosocomiale du VHC (transfusions sanguines, injections à risque, etc) et la politique de réduction des risques chez les usagers de drogues injectables. Le dépistage des personnes à risque, notamment des personnes ayant reçu des produits sanguins avant 1992, constitue également un élément important de la lutte contre cette infection.

 

A l’Institut Pasteur 

L’Unité Hépacivirus et immunité innée, dirigée par Eliane Meurs, étudie les modes d’interaction du virus de l’hépatite C et du virus de l’hépatite B avec leur hôte commun (hépatocytes), dans le but de développer de nouvelles approches pour inhiber leur réplication, propagation et maintien dans l’hôte. Les projets principaux incluent la caractérisation des interactions du virus de l’hépatite C avec des composants de la voie d’induction de la réponse immune innée des cellules (groupe Eliane Meurs), la caractérisation des mécanismes impliquées dans l’entrée du VHC et dans son transport intracellulaire (groupe de Agata Budkowska) et la caractérisation des effecteurs cellulaires impliqués dans la réplication et la pathogenèse du VHB (groupe de Christine Neuveut).

 

L’Unité Epidémiologie des maladies émergentes dirigée par Arnaud Fontanet effectue une étude sur l’épidémiologie et le traitement des infections par le VHC en Égypte, pays où la prévalence de l’infection par le VHC est la plus élevée au monde, atteignant 45% chez les plus de 40 ans en zone rurale. Cette équipe coordonne le site de recherche de l’ANRS sur les hépatites virales en Egypte.

 

L’Unité d’Immunobiologie des cellules dendritiques, dirigée par Matthew Albert, est associée à ce projet, et s’intéresse notamment aux biomarqueurs associés à la guérison spontanée de l’hépatite C en phase aiguë (projet SPHINX financé par la Communauté Européenne).

 

Par ailleurs, un programme international de recherches sur le VHC, initié par la Direction du Réseau  International des Instituts Pasteur, est coordonné à l’Institut Pasteur par Pascal Pineau, de l’Unité de recherche Organisation nucléaire et oncogenèse, par Vincenzo Barnaba,  Angela Santoni  (Université de Rome), Pénélope Mavromara (Institut Pasteur Hellénique, Athènes, Grèce) et Sergei Mukomolov (Institut Pasteur de Saint Petersbourg). Un consortium intitulé DHEVIRT (Decoding HEpatitis VIruses-Related Tumors)  regroupe ces différents groupes et certains des groupes de l’Institut Pasteur, nommés ci-dessus. Ce consortium étudie les interactions entre le VHB ou le VHC et leur micro-environnement tissulaire (foie, tissu lymphoide) afin de caractériser les éléments déclenchant le processus de tumorigenèse et d’identifier des outils utilisables en clinique.

Seaworld

Il faut sauver Willie, pour de vrai cette fois. Le parc d’attraction aquatique SeaWorld, accusé de maltraiter les animaux, a annoncé lundi qu’il allait progressivement supprimer l’une de ses attractions vedette avec des orques.

Seaworld a indiqué que ce spectacle phare de son deuxième plus gros parc, celui de San Diego, en Californie, serait remplacé en 2017 par une nouvelle attraction « éducative ». « Nous ne nous limitons pas à un seul animal, à un seul spectacle ou à une seule attraction », a estimé le directeur général Joel Manby lors d’un webcast avec des investisseurs, affirmant que sa société travaillait à son repositionnement.

La captivité continue

L’association de protection des animaux Peta, l’une des premières à dénoncer le traitement des orques par Seaworld, a toutefois estimé que le retrait du spectacle n’était pas suffisant.

Pour Jared Goodman, de Peta, s’il était nécessaire d’arrêter les « spectacles clinquants style cirque », Seaworld doit surtout cesser de retenir les orques en captivité. « C’est comme si un cirque arrêtait de fouetter les lions pendant des spectacles mais les gardait emprisonnés dans des cages à vie », a-t-il fait valoir.

L’effet Blackfish

SeaWorld s’est retrouvé sous le feu des critiques et a vu sa fréquentation plonger dans ses 11 parcs, particulièrement en Californie, après la diffusion en 2013 d’un documentaire très acclamé, Blackfish, qui dénonçait l’impact de la captivité des orques. Le groupe a tenté de redorer son blason par une nouvelle campagne marketing et des offres de rabais.

La semaine dernière, le parlementaire californien Adam Schiff a affirmé qu’il envisageait un projet de loi interdisant progressivement de garder et d’élever les orques en captivité, des mesures qui enterreraient pour de bon les spectacles comme celui de Seaworld. « Les preuves démontrent sans conteste que les dégâts psychologiques et physiques sur ces magnifiques animaux dépassent de loin tout le bénéfice de leur exhibition », a martelé Schiff.

SeaWorld s’est défendu en déclarant qu’il traitait les animaux avec dignité et qu’il n’avait pas capturé d’orques au large depuis 35 ans. Les organisations scientifiques comme la sienne « font partie de la solution, pas du problème », conclut la société.

Halloween

Halloween ou l’Halloween (usage canadien) est une fête originaire des îles Anglo-Celtes1 célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint. Son nom est une contraction de l’anglais All Hallows Eve qui signifie the eve of All Saints’ Day en anglais contemporain et peut se traduire comme « la veillée de la Toussaint ».

En dépit de son nom d’origine chrétienne et anglaise, la grande majorité des sources présentent Halloween comme un héritage de la fête païenne de Samain qui était célébrée au début de l’automne par les Celtes et constituait pour eux une sorte de fête du nouvel an. Halloween est ainsi connue jusqu’à nos jours sous le nom de Oíche Shamhna en gaélique. Elle est une fête très populaire en Irlande, Écosse et au Pays de Galles où l’on trouve de nombreux témoignages historiques de son existence. Jack-o’-lantern, la lanterne emblématique d’Halloween, est elle-même issue d’une légende irlandaise.

C’est à partir du VIIIe siècle, sous les papes Grégoire III (731-741) et Grégoire IV (827-844), que l’église catholique introduisit la Toussaint en date du 1er novembre opérant un syncrétisme avec les fêtes de Samain.

La fête d’Halloween est introduite en Amérique du Nord après l’arrivée massive d’émigrants irlandais et écossais notamment à la suite de la Grande famine en Irlande (1845-1851). Elle y gagne en popularité à partir des années 19202 et c’est sur le nouveau continent qu’apparaissent les lanternes Jack-o’-lanterns confectionnées à partir de citrouilles, d’origine locale, en remplacement des rutabagas utilisés en Europe.

Halloween est aujourd’hui célébrée principalement en Irlande, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en France. La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes effrayants comme des costumes de fantômes, de sorcières, de monstres ou de vampires et aillent sonner aux portes en demandant des friandises avec la formule : Trick or treat! qui signifie « Farce ou friandise ! »Note 1. La soirée peut également être marquée par des feux de joie3, des feux d’artifices, des jeux d’enfants, la lecture de contes horrifiques ou de poèmes d’Halloween, la diffusion de films d’horreur mais aussi la tenue de messes anticipées de la Toussaint dans sa composante strictement religieuse3.

 

Étymologie et orthographe

L’étymologie du mot Halloween appartient strictement à la langue anglaise, sans aucun rapport avec le gaélique ou toute autre langue celtique. Son nom actuel est une altération de All Hallows Eve4, qui signifie littéralement « le soir de tous les saints », c’est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint. Hallow est une forme archaïque du mot anglais holy et signifie « saint », even est une forme usuelle qui a formé evening, le soir5. L’orthographe Hallowe’en est encore parfois utilisée au Canada et au Royaume-Uni6, « e’en » étant la contraction de even, devenue « een ».

Au Canada, le mot « Halloween » est précédé de l’article défini « l’ ». Par exemple : « C’est l’Halloween! ». D’après l’Office québécois de la langue française, « en dépit du fait qu’en typographie la majuscule caractérise les noms de fêtes civiles ou religieuses, ce terme est parfois attesté avec une minuscule. D’autre part, même si ce mot est d’origine étrangère, le « h » initial est muet, ce qui entraîne son élision, par exemple dans l’expression des bonbons d’Halloween. »

Historique

Origine celtique : la fête de Samain

Article détaillé : Samain (mythologie).

Snap Apple Night (1833) par Daniel Maclise.
De jeunes garçons jouent au « Snap Apple » en premier plan de cette scène d’une soirée d’Halloween en Irlande à Blarney, comté de Cork en 1832.

La plupart des historiens considèrent la fête folklorique païenne traditionnelle d’Halloween comme un héritage de Samain, une fête qui était célébrée au début de l’automne par les celtes et constituait pour eux une sorte de fête du nouvel an1,7,8,9. Pendant la protohistoire celtique, existait une fête religieuseSamain en Irlande, Samonios en Gaule –, qui se déroulait sous l’autorité des druides, pendant sept jours : le jour de Samain lui-même et trois jours avant et trois jours après. « C’est une fête de fermeture de l’année écoulée et d’ouverture de l’année à venir. Le temps de Samain est celui du Sidh (l’autre monde) brièvement confondu avec celui de l’humanité10». La nuit de Samain n’appartient ni à l’année qui se termine, ni à celle qui commence. La fête est une période close en dehors du temps. C’est la période ou les hommes peuvent communiquer avec les gens de l’autre monde (Il s’agit là de démons ou des dieux des Tuatha Dé Danann)11. Lors de cette nuit de fermeture, les Gaulois avaient l’habitude de pratiquer une cérémonie afin de s’assurer que la nouvelle année à venir se déroulerait sereinement12. Par tradition, ils éteignaient le feu de cheminée dans leur foyer puis se rassemblait en cercle autour du feu sacré de l’autel, où le feu était aussi étouffé pour éviter l’intrusion d’esprits maléfiques dans le village12. Après la cérémonie, chaque foyer recevait des braises encore chaudes pour rallumer le feu dans leurs maisons pour ainsi protéger la famille des dangers de l’année à venir12.

Les fêtes druidiques ont disparu d’Irlande au Ve siècle, avec l’arrivée d’une nouvelle religion, le christianisme.

Halloween, Toussaint et fête des Morts

La fête catholique de la Toussaint tire son origine d’une commémoration de tous les martyrs instituée à Rome en 613 par le pape Boniface IV ; à l’origine elle était fêtée le 13 mai, jour anniversaire de la dédicace du Panthéon13. Elle remplaçait la fête des ‘’Lemuria’’ de la Rome antique célébrée à cette date pour conjurer les spectres malfaisants14.

Au IXe siècle, la fête fut étendue à « tous les saints » par le pape Grégoire IV et décalée au 1er novembre13. Les historiens considèrent généralement que cette date a été choisie pour christianiser la fête de Samain137. Certains spécialistes considèrent toutefois les festivités de « la veille de la Toussaint » comme devant exclusivement être rattachées à la tradition chrétienne et récusent toute origine païenne à ces célébrations7.

La célébration de Toussaint fut suivie localement d’un office des morts dès le IXe siècle. En 998, les moines de Cluny instituèrent une fête des trépassés le 2 novembre, qui entra comme dans la liturgie romaine comme commémoration des fidèles défunts au XIIIe siècle15. Le culte des morts resta cependant massivement célébré au 1er novembre 16. Sur le Continent, l’historienne Nadine Cretin cite une croyance bretonne qui aurait perduré jusqu’au début du XXe siècle, selon laquelle les (âmes des morts) revenaient à la veille de la Toussaint et lors des nuits de solstice. Avant d’aller se coucher, on leur laissait de la nourriture sur la table et une bûche allumée dans le feu pour qu’ils puissent se chauffer17. Cette croyance n’étant pas chrétienne, elle pourrait être, si elle est confirmée, une survivance de Samain.

Diffusion de l’Irlande en Amérique du Nord

Hors de l’Empire carolingien, le changement de date ne fut pas systématique ; l’Irlande continua à fêter les martyrs au 20 avril et non au 1er novembre18. L’abondante littérature irlandaise médiévale, élaborée par les clercs entre les VIIIe et XIIe siècles, ne mentionne que la fête sacrée de Samain.

À la suite de la Grande Famine de 1845 en Irlande, plus de 2 millions d’irlandais s’installèrent aux États-Unis et apportèrent avec eux leurs pratiques et coutumes.

Jack o’ lantern

Légende

Jack-o’-lantern est probablement le personnage le plus populaire associé à Halloween. Il nous provient d’un vieux conte irlandais. Jack aurait été un avare, un personnage ivrogne, méchant et égocentrique. Un soir, alors qu’il était dans une taverne, le diable lui apparut et lui réclama son âme. Jack demande au diable de lui offrir à boire, un dernier verre avant de partir pour l’enfer. Le diable accepte et se transforme en pièce de six pence. Jack la saisit et la place immédiatement dans sa bourse. Cette dernière ayant une serrure en forme de croix, le diable ne peut s’en échapper. Finalement, Jack accepta de libérer le diable, à condition que ce dernier lui accorde dix ans de plus à vivre. Dix ans plus tard, Jack fit une autre farce au Diable, le laissant en haut d’un arbre (sur lequel il avait gravé une croix grâce à son couteau) avec la promesse qu’il ne le poursuivrait plus.

Lorsque Jack meurt, l’entrée au paradis lui est refusée, et le diable refuse également de le laisser entrer en enfer. Jack réussit néanmoins à convaincre le diable de lui donner un morceau de charbon ardent afin d’éclairer son chemin dans le noir. Il place le charbon dans un navet creusé en guise de lanterne et est condamné à errer sans but, jusqu’au jour du jugement dernier. Il est alors nommé Jack of the Lantern (Jack à la lanterne, en français), ou Jack-o’-lantern. Il réapparaît chaque année, le jour de sa mort, à Halloween.

Symboles

Une jack-o’-lantern traditionnelle (navet) irlandaise du début du XXe siècle exposée au Museum of Country Life (en).

À l’origine, le symbole d’Halloween était un navet contenant une bougie pour commémorer la légende de Jack-o’-lantern (Jack à la lanterne), condamné à errer éternellement dans l’obscurité entre l’enfer et le paradis en s’éclairant d’un tison posé dans un navet. Le navet fut progressivement remplacé par une citrouille. Même s’il y a une tradition des Îles Britanniques consistant à sculpter une lanterne à partir d’un rutabaga ou d’un navet, la pratique fut associée à Halloween en Amérique du Nord, où la citrouille était plus large et plus facile à sculpter19.

Au début du XXe siècle, les enfants du Finistère, en Bretagne, auraient encore eu pour coutume de sculpter des têtes dans des betteraves et des navets à l’approche de la Toussaint, ainsi que de jouer des tours aux autres villageois, selon une anecdote rapportée par Pierre-Jakez Hélias dans son livre Le Cheval d’orgueil1.

L’imagerie qui entoure Halloween est un large amalgame de la saison d’Halloween elle-même (saison où les nuits deviennent de plus en plus longues par rapport au jour), d’un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains)20, et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, les cimetières, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les gobelins, les zombies, les momies, les squelettes, les loups-garous et les démons. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classiques du cinéma d’horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la Momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles21.

L’orange et le noir sont les deux couleurs traditionnellement associées à Halloween. Pour l’historienne Nadine Cretin, ces couleurs ont été adoptées après la rencontre d’Halloween avec l’antique fête des Morts célébrée au Mexique9. Dans les produits et les images plus récents, les couleurs mauve, vert et rouge peuvent être retrouvées. L’usage de ces couleurs est, en partie, dû à leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d’un siècle22.

Activités

La chasse aux bonbons

Un enfant passant la fête d’Halloween à Redford Township, au Michigan (États-Unis).

L’événement principal de la fête est la chasse aux bonbons, aussi appelé passage d’Halloween, durant lequel des enfants déguisés vont de porte en porte pour réclamer des friandises. Les petits anglophones crient « Trick or treat ! », qui signifie « Farce ou friandise ! ». En France et en Belgique, l’habitude est de dire une phrase semblable à celle des anglophones « Des bonbons ou un sort ! »Note 1. Tandis qu’au Québec, les enfants crient « Bonbons s’il-vous-plaît ! ». En ce sens, Halloween fut d’abord connue sous le nom de « Soirée des tours » dans les premières régions des États-Unis où elle se diffusa. Les costumes des enfants, souvent effrayants, servent à donner l’illusion que les esprits maléfiques d’autrefois reviennent hanter les rues des villes auxquels le porte-à-porte est pratiqué23.

La tradition du porte-à-porte pour demander de la nourriture existait déjà au Royaume-Uni et en Irlande : les enfants et les pauvres chantaient et récitaient des prières contre une part de cake24. La tradition d’Halloween est née au XIXe siècle en Écosse et en Irlande24. Aux États-Unis et dans les pays du Commonwealth, le trick-or-treating est une tradition depuis les années 1930.

Les propriétaires de maisons souhaitant participer à cette tradition décorent habituellement leur porte de toiles d’araignées, de squelettes en plastiques ou de Jack-o’-lantern. Les habitants sont eux-mêmes souvent déguisés, donnent des friandises, des barres de chocolat, et parfois même des boissons gazeuses. Certaines personnes utilisent des effets sonores et de la fumée pour ajouter de l’ambiance.

À une certaine époque, aux États-Unis, il eut de nombreuses rumeurs portant sur des enfants qui auraient retrouvé des épingles et des lames de rasoir dans des pommes et des bonbons récoltés la nuit d’Halloween25. Bien qu’il existe des preuves de ces incidents, ces actes malveillants sont extrêmement rares et n’ont jamais donnés lieu à des blessures graves26. Néanmoins, certaines mesures de sécurité ont été mises en place pour rassurer la populationNote 2.

La collecte pour l’UNICEF est devenue une tradition durant Halloween en Amérique du Nord. Débutant en 1948 comme événement local dans une banlieue de Philadelphie, le programme consiste en la distribution de petites boîtes aux écoliers, avec lesquelles ils peuvent solliciter des dons en visitant les maisons. Selon les estimations, les enfants ont amassé plus de 119 millions de dollars américains pour l’UNICEF depuis le début du programme. En 2006, l’UNICEF retire ces boîtes dans certaines parties du monde, citant des problèmes administratifs et de sécurité.

Nourriture

Une tradition qui a survécu jusqu’au temps moderne en Irlande est la cuisson (ou l’achat) d’un barmbrack (báirín breac en irlandais), un gâteau aux fruits léger. Un anneau est placé dans le gâteau avant la cuisson. Il est dit que quiconque trouve l’anneau trouvera le véritable amour durant l’année3. La citrouille n’a pas seulement un aspect décoratif. Les graines rôties peuvent être mangées et la chair peut être utilisée pour faire de la tarte, de la soupe, de la confiture ou du pain. D’autres aliments sont associés à la fête, tels que le Colcannon (en Irlande), le bonfire toffee (au Royaume-Uni), le Toffee Apple (en Australie ; en Grande-Bretagne à la place des pommes d’amour), le cidre chaud, le blé d’Inde rôti, les beignets, et le pop-corn.

En France, il y avait, à la fin des années 90 et au début des années 2000, un gâteau commercialisé pendant la fête d’Halloween : Le Samain. Il était alors breveté par la société Optos-Opus, qui avait déjà déposé la marque Halloween, et vendu comme étant le gâteau officiel d’Halloween. Le Samain, dont le nom fait référence au Samain de la mythologie celtique, était alors confectionné à base de pâte feuilletée, de pommes, de noisettes grillée, de raisins secs et de caramel. Son aspect lui donnait l’impression d’être illuminé de l’intérieur avec des têtes de citrouille27.
Enfin, les enfants récoltent les friandises associées au « Trick or treat »Note 3.

Popularité dans le monde

Europe

Irlande

En Irlande, Halloween est une fête très populaire, connue sous le nom Gaélique Oíche Shamhna (littéralement la nuit de la fin de l’été), et célébrée depuis des siècles. Dans la nuit d’Halloween, les enfants et les adultes se déguisent en créatures maléfiques (fantômes, zombis, sorcières, goblins), des grands feux sont allumés et des feux d’artifices sont tirés partout dans le pays.

Écosse

L’Écosse, ayant une langue et une culture gaéliques communes avec l’Irlande, célèbre la fête de Samhain depuis des siècles. Robert Burns fit un portrait des différentes coutumes dans son poème Hallowe’en (1785). Halloween, connu en gaélique écossais sous le nom de Oidhche Shamhna, consiste principalement en des enfants déguisés (souvent en sorcière ou en fantôme) faisant du porte-à-porte et offrant des divertissements variés. Si la performance est appréciée, les enfants sont récompensés avec des bonbons, des fruits ou un peu d’argent. Le folklore, incluant Halloween, est centré sur la croyance envers les fées. Les enfants se costument et transportent une Neepy Candle, un visage diabolique gravé dans un rutabaga (neep en anglais) évidé, éclairé de l’intérieur, pour effrayer les mauvaises fées. Un jeu d’enfants populaire durant cette soirée est celui où une pomme doit être attrapée dans un bac d’eau en utilisant seulement sa bouche. Un autre jeu consiste à essayer de manger, en ayant les yeux bandés, un pain enrobé de mélasse pendant au plafond par une ficelle28.

Angleterre

En Angleterre, la fête d’Halloween était autrefois appelée « la nuit du casse-noisettes » ou « la nuit de la pomme croquante ». Les familles réunies autour du feu racontaient des histoires tout en mangeant des noisettes et des pommes. Ce jour-là, les pauvres recevaient des gâteaux appelés « les gâteaux de l’esprit »28. Halloween a été critiquée en Angleterre pendant la période des réformes pour être opposée à la notion de prédestination et sa popularité a baissé dans ce pays29.

Citrouilles d’Halloween.

France

En France, il existait en Bretagne, dans le Finistère, du XVe siècle jusqu’à la moitié du XXe siècle, une coutume chez les enfants, « vers l’approche de la Toussaint, de creuser des betteraves, d’y pratiquer des trous en forme d’yeux, de nez et de bouche, d’y introduire un bout de bougie et de refermer le tout » ; outre ce « lampion à tête humaine, posé la nuit sur un talus ou dissimulé dans les broussailles d’un terrain creux » pour effrayer les gens, le même témoignage évoque des enfants avec cette fois la tête-betterave portée sur leur tête et montés sur des échasses, en une terrifiante procession supposée représenter l’Ankou et les êtres de l’Autre Monde30. En Lorraine, la Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes en Francique lorrain) est une tradition célébrée en Moselle la veille de la Toussaint, essentiellement dans le Pays de Nied et dans le land de Sarre voisin. La veille de la Toussaint, les enfants sculptent des têtes grimaçantes aussi dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d’une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passants31. Cette fête a continué à être célébrée bien avant le retour en Europe de la mode d’Halloween à la fin des années 1990Note 4.

Belgique

En Belgique, Il existait, en milieu rural, des traditions similaires à celles du Jack-O-Lantern. En Flandres, à l’occasion de la Saint-Martin, les enfants creusent en effet des betteraves et y percent des trous pour figurer un visage grimaçant éclairé par une bougie placée à l’intérieur de la betterave. En Wallonie, ces lanternes étaient appelées Grign’ Dints. Ces lanternes étaient réalisées au moment de la récolte qui coïncide avec le début de l’automne et avec les fêtes de la Toussaint. Cette pratique tend à disparaître depuis les années 1980. Halloween n’a commencé à être fêtée que depuis le début des années 199032.

Suisse

La ville de Richterswil accueille l’ancienne fête du Räbeliechtli le 2e samedi de novembre où l’on défile dans la ville avec des raves creusées et éclairées par une bougie à l’intérieur33. Cette fête fait partie des traditions vivantes de Suisse.

Amérique du Nord

Hallowe’en at Merryvale par Alice Hale Burnett.

Décorations d’Halloween sur une maison de Washington.

États-Unis

C’est à la fin du XIXe siècle qu’Halloween devint aux États-Unis une source de festivité avec les déguisements et les décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes, squelettes, sorcières. Les enfants déguisés en sorcières ou en fantômes défilent dans les rues en frappant aux portes et en revendiquant des petits cadeaux (des bonbons) sous menace de malédiction en cas de refus. La coutume du Trick or treatNote 3 est apparue aux États-Unis dans les années 193034. Aujourd’hui Halloween est fêté par un américain sur deux, un sur deux décore sa maison, 72,3 % distribuent des bonbons et 40,6 % se déguisent. Ils dépensent en moyenne 62 dollars par personne, ce qui représente un total de 8 milliards de dollars35.

Canada

Au Canada, la fête d’Halloween est largement célébrée. Le 31 octobre, le soir venu, les enfants revêtent des costumes de toutes sortes, amusants ou effrayants, et envahissent les rues pour frapper à chaque porte et demander des friandises. Les foyers qui participent à la fête ornent le pas de leur porte d’une citrouille illuminée ou branchent simplement les décorations pour indiquer que les enfants y sont les bienvenus. Depuis quelques années, cette fête a pris de l’ampleur et donne lieu à de multiples activités pour petits et grands. La fête suscite aussi un engouement croissant pour la création de véritables décors d’horreur devant certaines maisons. Les commerces comme les restaurants et les discothèques se prêtent également au jeu.

Il fallut néanmoins attendre les années 19601970 pour qu’elle s’impose réellement dans les régions à grande majorité francophone, comme le Bas-Saint-Laurent. Par ses manifestations, la fête d’Halloween s’apparente à celle du Mardi gras, ou de la Mi-Carême36, qui donnaient lieu, dans certaines régions du pays, à des déguisements et à la collecte de bonbons, notamment au Goulet (Nouveau-Brunswick) et à Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues (Québec)Note 5.

Caraïbes

Halloween est célébré dans les Caraïbes. Dans certaines régions des Antilles britanniques, il y a des célébrations en l’honneur de la Nuit de Guy Fawkes qui ont lieu aux environs d’Halloween. Sur l’île de Bonaire, les enfants d’une ville se rassemblent en groupe, et contrairement aux autres endroits du monde, ils fêtent Halloween dans les confiseries, au lieu de faire du porte-à-porte.

Controverses

Dans plusieurs pays ne célébrant traditionnellement pas Halloween, son introduction a suscité une opposition plus ou moins forte. Certaines voix se sont élevées pour dénoncer une américanisation croissante du monde, ou pour craindre que les fêtes religieuses autour du 31 octobre, comme la Toussaint, ne soient balayées par cette fête37.

Aspects commerciaux

Logo de la marque Halloween, déposée par la société Optos-Opus, qui a permis de donner une visibilité importante de la fête en France.

En France, la tradition indigène de la Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes) s’est maintenue dans le Pays de Nied en Lorraine. D’autre part, Halloween était surtout célébré dans les familles ou regroupements anglo-saxons, mais aucun distributeur n’osait commercialiser la fête à grande échelle. Halloween se développe en France à partir de 1991/1992 avec une accélération en 1994/1995. Constatant ce phénomène, Philippe Cahen, créateur de conseil en prospective, décide alors de fonder la société Optos-Opus pour ensuite déposer la marque Halloween38. La société commercialise alors des confiseries, des boissons, des gâteaux et divers produits alimentaires, ce qui a permis de valoriser l’image de la fête et de lui donner une visibilité importante auprès des grandes surfaces39. La fête d’Halloween devient alors un phénomène visible à partir de 1997.

Tout s’accélère en 1997, lorsque l’opérateur téléphonique France Télécom lance un téléphone mobile de couleur orange baptisé « Olaween »40. Une importante campagne publicitaire (8 000 citrouilles sont distribuées au Trocadéro), associée à d’autres initiatives commerciales (comprenant des événements spécifiques au sein du parc à thèmes de Disneyland Paris) donne à cette fête une visibilité médiatique instantanée. Coca-Cola, en partenariat avec d’autres marques, crée l’événement en 1999 en organisant une Halloween Party au Zénith de Paris réservé aux personnes de 15 à 25 ans. La marque organise par la même occasion plus de 400 opérations dans les bars et discothèques de France39. D’autres marques importantes, comme Orangina, Haribo, Materne, BN, M&M’s ou encore McDonalds tentent eux aussi de profiter de la popularité de la fête pour lancer divers gammes de produits aux couleurs d’Halloween39. La Salsa du démon est rééditée en version remixée. Dès 1998, Halloween est adoptée par les commerçants et certains médias, la fête tombant juste au moment de la « période creuse » avant les fêtes de Noël.

Rapidement, cette importation (notamment dans la grande distribution) est critiquée en la dénonçant comme du marketing visant à faire plus de profit auprès des jeunes consommateurs (confiseries, jouets, masques et costumes…) Néanmoins, la fête s’impose en France en moins de quatre ans comme la troisième fête commerciale de l’année, juste derrière Noël et le jour de l’An41. La société Optos-Opus, qui avait déposé la marque Halloween au milieu des années 90, finit par perdre son droit d’exploitation de la marque après un arrêté délivré par la chambre du commerce et de la cour de cassation, en 200442. La chambre syndicale nationale de la confiserie déclare que le dépôt d’une marque comme Halloween, qui représente un événement public, est considéré comme un acte à caractère frauduleux et empêche ainsi les autres commerçants de commercialiser des produits au nom de la fête42. La société Optos-Opus s’est alors vu attribuer une amende de 5000 € auprès de divers organisations42.

Mais dès 2006, de nombreux médias comme L’Express43 et 20 minutes44 font état d’un désintérêt progressif des Français pour Halloween. La pure logique commerciale et la survente médiatique de la fête en France sont mises en avant pour expliquer ce rapide retour de balancier.

Aspects politiques et religieux

Halloween a aussi beaucoup souffert de vives oppositions politiques ou religieuses, la fête entrant en concurrence avec la Toussaint (le 1er novembre) et la fête des morts (le 2 novembre).

L’Église catholique romaine aurait constaté qu’une population non chrétienne s’intéresse au sens de la mort avec Halloween. Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée, en anglais approximatif (et ce pour créer un jeu de mot en opposition à Halloween), « Holy wins » (possiblement traduit par « ce qui est saint est victorieux »). Des centaines de personnes y participent chaque année. Une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), commandée par la Chambre syndicale nationale des arts funéraires et datée de 2005, fait apparaître en parallèle une récente augmentation du succès commercial de la fête de la Toussaint. Au mois d’octobre, les confiseurs vendent leurs bonbons en indice 130 contre 100 les autres mois45 , ce qui montre bien le succès de la fête, du point de vue des confiseurs tout du moins. D’après le directeur du Crédoc même, « le chiffre d’affaires de la fête d’Halloween en France n’a jamais dépassé celui des fleuristes pour la Toussaint »45.

En Allemagne et en France, le 31 octobre est la fête de la réforme. L’Église évangélique y distribue des bonbons à l’effigie de Martin Luther pour décourager les enfants de célébrer Halloween. Selon l’évêque de Hanovre, il est « absurde de célébrer Halloween, Martin Luther ayant libéré les protestants de la peur des démons et des sorcières46 ».

En Russie, le Kremlin et l’Église orthodoxe tentent de freiner la popularité grandissante d’Halloween. Il est maintenant interdit de la célébrer dans les écoles de Moscou46.

En Équateur, le président Rafael Correa a demandé, en 2007, aux fonctionnaires de ne pas célébrer Halloween car, selon lui, le gouvernement équatorien est nationaliste et la population doit célébrer les fêtes locales46. Au Venezuela, le président Hugo Chávez a déjà affirmé qu’Halloween répandait la terreur46 et qu’il fallait que la population résiste à l’envahissement de la culture américaine47. Au Brésil, la fête d’Halloween n’est pas célébrée ; sa popularité a cependant augmenté de par l’influence de la culture américaine. Il existe également, parmi les habitants, des oppositions quant à fêter ce jour. Le gouvernement a alors créé en 2005 le « Jour du Saci » (Dia do Saci, en portugais), se déroulant à la même date qu’Halloween et faisant hommage à un personnage du folklore brésilien.

À l’île Maurice, cette quête de friandises est parfois effectuée par les enfants, bien que cela ne soit pas entièrement inscrit dans les mœurs du pays.

Au Maroc, la fête d’Halloween est peu célébrée mais sa popularité augmente rapidement au point de voir des citrouilles dans certains quartiers, des enfants déguisés et des adultes qui organisent des soirées.

Santé et sécurité

Citrouille d’Halloween illuminée.

À chaque fête d’Halloween, aux États-Unis, il y a des rumeurs persistantes selon lesquelles des gens introduiraient du poison ou des objets dangereux (lames, aiguilles) dans les bonbons. Certains postes de police organisent même une inspection gratuite des friandises. Certains hôpitaux ont aussi offert des scanners aux rayons X pour trouver d’hypothétiques objets malveillants affins de rassurer les enfants et les parents26. La plupart de ces rumeurs sont des canulars parfois émis par la propre famille des enfants. Pourtant, chaque année, des reportages avertissant les gens du danger sont diffusés. La version 2014 met en garde contre la distribution de bonbons au cannabis48.

Les consignes de sécurité élémentaires sont régulièrement rappelées49 :

  • Ne faire la collecte qu’en groupe, et accompagné d’un adulte pour les plus jeunes ;
  • Ne jamais entrer chez des inconnus ;
  • Ne pas consommer les friandises non emballées, et si possible attendre pour les trier chez soi ;
  • Être visible pour circuler dans la pénombre.

À Churchill, au Manitoba, un périmètre de sécurité est établi à l’aide d’automobiles munies de gyrophares pour permettre aux enfants de fêter Halloween à l’abri des ours polaires, qui peuvent parfois se promener dans la ville à la tombée de la nuit46.

Incidents autour d’Halloween

Aux États-Unis, dans l’État du Michigan50 et à certains endroits des Maritimes canadiennes, certaines personnes prennent très à cœur l’aspect « mauvais coups » de la fête. Il y a des actes de vandalisme tels que le toilet papering (acte de dérouler des rouleaux de papier toilette dans les arbres ou sur la voie publique) ou l’incendie de voitures. À certains endroits, les policiers se laissent lancer des œufs dans l’espoir de réduire le vandalisme50.

En 2014, quelques jours avant la fête d’Halloween, plusieurs agressions ont été commises par des personnes déguisées en Clown maléfique. Certaines apparitions de clowns visant juste à effrayer les passants, d’autres allant jusqu’aux agressions physiques51. Ce phénomène a pris une ampleur importante qui a suscité l’effroi de plusieurs villes françaises où de nombreuses alertes se sont multipliées52. Pour Halloween, les autorités ont fortement conseillés à la population de ne pas se costumer en clowns53, ce qui n’a pas empêché les nombreux signalements de clowns agressifs durant la nuit d’Halloween54.

 

 

Le TAFTA et le CETA menaceraient le droit à l’eau potable et à l’énergie

 

l’accès aux droits fondamentaux et aux besoins premiers pourraient tomber entre les mains des multinationales dans le cas où ces deux accords de libre-échange étaient signés. C’est la thèse développée par un nouveau rapport d’ONG très alarmées.

L’alarme est lancée par des ONG européennes telles que War on Want ou le groupe anti lobbying Corporate Europe Observatory, ainsi que plusieurs groupes syndicaux de toute l’Europe.
Selon elles, le TAFTA (ou encore TTIP est un projet d’accord de libre-échange transatlantique entre l’Union européenne et les Etats-Unis) et le CETA (projet d’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne) pourraient verrouiller l’accès à tous les services publics qui seraient dès lors limités ou remplacés par des accords commerciaux. Or, ceux-ci placent la nécéssité de faire des profits avant les droits de tout être humain de pouvoir accéder à des besoins fondamentaux. 
 
Privatisation des services publics
 
Le rapport Public Services under Attack (Les services publics attaqués) qui fait état de ces craintes, vise explicitement le TAFTA et le CETA. Ce dernier est actuellement en phase de finalisation.  
Selon le rapport, de tels accords seraient «efficacement irréversibles».  Ils permettraient en effet à une multinationale de poursuivre tout gouvernement qui tenterait de réglementer le coût des services publics, si elle parvient à démontrer que cela entraîne des préjudicies sur ses capacités bénéficiaires.
En l’état actuel de ces traités, tous les services publics, notamment la santé, l’éducation et l’énergie, pourraient courir le risque d’une privatisation.
 
Pourtant, en vertu des accords commerciaux établis dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’accès à l’eau est considéré comme un droit humain fondamental, un droit directement menacé par ces nouveaux accords commerciaux.
 
Selon l’ONG international War on want, qui lutte contre la pauvreté globale, en l’état actuel des traités et dans le cas où ils seraient ratifiés, si des personnes s’avèrent incapables de payer leur facture d’eau, ils n’auraient plus accès au réseau de distribution.
Pourtant, les autorités britanniques avaient explicitement affirmé que les services publics tels que l’éducation ou la santé seraient protégés, quoi qu’il arrive. Mais certaines ONG semblent douter fortement de ces affirmations.
 
Elles pointent le fait que les lobbyistes défendant les intérêts des entreprises ont fait en sorte que les services essentiels tels que la santé, l’éducation, la poste, le rail et l’eau devront être ouverts au secteur privé. Pire, le TAFTA rendrait toute privatisation irréversible.
Le principe des listes négatives
Ce qui rend le TAFTA et le CETA redoutables d’efficacité, c’est aussi le principe des «listes négatives». Ce principe pose que tous les services sont ouverts à la libéralisation sauf s’ils sont explicitement mentionnés comme une exception. Or, le TAFTA ne mentionne aucune exception autre que les services audiovisuels, exclus à la demande du gouvernement français.
 
Selon le rapport Public Services under Attack , l’éducation est particulièrement menacée par le TAFTA. Les Etats-Unis lorgneraient en effet sur l’ouverture du marché de l’éducation qu’entraînerait la ratification de ce traité.
La réduction des obstacles réglementaires entre l’UE et les Etats-Unis, la sécurité alimentaire et environnementale ou plus largement la souverainté des Etats figurent également parmi les secteurs qui pourraient être amenés à évoluer radicalement dans le cas où ces accords de libre-échange transatantiques étaient, en l’état, amenés à entrer en vigueur.

 

 

L’Otan

L’Otan prête à envoyer les soldats français contre Poutine pour complaire au sultan Erdogan

La relation des Européens à la Turquie est devenue une véritable folie sous l’influence, pour ne pas dire la domination, américaine.Hier, un article du « Figaro » décrivait les multiples et immondes saloperies du sultan autoproclamé Erdogan envers l’Europe: soutien à l’Etat Islamique,abandon des « occidentalistes » en Syrie, encouragement aux envahisseurs à entrer en Europe, provocation crapuleuse à Strasbourg etc. Enfin… tout ce que rappelle Chauprade.Heureusement Poutine est là est c’est le grain de sable qui enraye le mécanisme…Autant Israël cherche à trouver un compromis avec le Kremlin afin que son aviation continue à intervenir dans le ciel sud syrien, autant la Turquie refuse de se coordonner avec la Russie dans le Nord. La diplomatie turque gesticule et invoque la violation de son espace aérien mais le problème est ailleurs. Juste de l’autre côté de la frontière. Cet été, le régime turc avait annoncé son intention de créer une zone d’exclusion aérienne. Une grande zone tampon au nord de la Syrie avec deux objectifs principaux: fixer les réfugiés syriens mais surtout frapper les Kurdes. L’objectif final étant de faire tomber Bachar el-Assad sur le modèle libyen et de placer un régime frère, islamiste en l’occurrence.Malheureusement pour elle, la Turquie doit constater que face à l’aviation russe ces objectifs ne pourront pas être atteints. Après quatre ans d’efforts, le recul soudain de sa politique dans son voisinage méridional immédiat rend fou de rage le mégalomaniaque président Recep Tayyip Erdogan. D’autant que la guerre civile qu’il a contribué à alimenter en Syrie a rallumé l’irrédentisme kurde et brisé sa coalition électorale. Son rêve de restauration ottomane s’évanouit.Les frappes russes sont un réveil assez désagréable pour les Turcs pour plusieurs raisons. Vu de Damas et de Moscou, la Turquie a raison de défendre la souveraineté de son espace aérien. Mais elle ne peut pas dans le même temps violer celui de son voisin. Que la Turquie soit aujourd’hui contrainte de défendre son espace aérien est révélateur. Hier à l’offensive en Syrie, elle est aujourd’hui sur la défensive et l’aviation russe va jusqu’à mordre sur son territoire. Les ambitions turques de protectorat syrien sont définitivement remisées au placard et renvoient Ankara à ses turpitudes internes.Par ailleurs, les chasseurs russes n’ont pas les mêmes règles d’engagement que la coalition occidentale, en principe soucieuse d’épargner les vies civiles en dépit du contre-exemple de Kunduz. Si l’on exclut l’armée kurde de Syrie, c’est la première fois que des frappes aériennes aussi nombreuses et violentes se coordonnent avec une troupe au sol capable d’occuper le terrain dans le sillage des bombardements. Et l’opinion russe ne demandera pas des comptes à ses pilotes à la première bavure venue.

C’est-à-dire que «l’armée de la conquête», l’alliance djihadiste soutenue par la Turquie qui regroupe al-Qaïda et les «rebelles modérés» chers à Laurent Fabius, subit un sérieux coup d’arrêt sous la pluie de bombes russes. Elle doit faire face dans un deuxième temps à une offensive terrestre de l’armée syrienne. Les amis de la Turquie ne peuvent pas se contenter de baisser la tête en attendant que les bombardiers passent. S’ils veulent défendre leurs positions, ils doivent se découvrir.

Conséquence, l’armée syrienne qui donnait de graves signes de faiblesse est relancée. L’offensive aérienne russe pourrait permettre à Bachar el-Assad et ses alliés (dont l’Irak et l’Iran) de rétablir progressivement le corridor vers Alep, dégager Damas et l’axe qui va vers Homs et Hama et puis sans doute reprendre Palmyre.

Cela n’empêche pas les Européistes d’être, d’après « le Figaro, à genoux devant le sultan.

Alors que nous avons toutes les cartes en main.

Nous pourrions prendre des mesures très simples, et parfaitement légales, comme le retour immédiat au pays de 10 000 Turcs,installés en France, par mois tant qu’Erdogan ne se pliera pas à nos justes volontés.

Mais nous sommes gouvernés par des larves comme Marine en a fait la brillante démonstration au « parlement »   »européen » ».

Ce matin, « le Figaro » claironne cette déclaration du secrétaire général de l’OTAN : « Si Poutine continue à provoquer, nous défendrons les pays de l’OTAN, TURQUIE COMPRISE » Il n’exclut pas des déploiements de troupes. Mais il ajoute que l’armée turque, deuxième de l’Otan par le nombre, a parfaitement les moyens de se défendre seule.

Bref, l’OTAN est prête à envoyer nos soldats français au casse-pipe pour soutenir la politique ouvertement islamiste du sultan Erdogan !